Groupe de travail #3 – Quelle place pour l’impact social dans les stratégies immobilières ?

Membres du GT#3 :

 

Coordinateur.ices : Charlotte Girerd, Paul Citron et Alice Erikson.

 

Participant.es : Audrey Avias, Thomas Rochefort, Raphaël Léonetti, Grégory Grey-Johnson, Thérèse Laroche, Julien Peyrache, Simon Guibert, Anne Keusch, Charlotte Marion, Aurélie Deudon, Geremy Desgranges, Pauline Fouilland, et Stéphane Bailly

Le secteur immobilier est aujourd’hui structuré par des logiques de création de valeur fortement financiarisées, dans lesquelles la recherche de rentabilité et la valorisation des actifs occupent une place centrale. Cette orientation conduit souvent à reléguer au second plan les usages réels des bâtiments ainsi que les besoins sociaux et territoriaux auxquels ils pourraient répondre.

Les professionnels de l’immobilier durable constatent ainsi que les impacts sociaux et socio-économiques des projets demeurent largement absents des critères d’investissement, des outils de pilotage et des mécanismes d’évaluation utilisés par les acteurs du secteur. Pourtant, plusieurs évolutions réglementaires ont permis de mieux intégrer les enjeux de durabilité dans l’immobilier.

Retrouvez notre note de synthèse du groupe de travail ci-dessous !

À l’échelle européenne, la taxonomie verte et la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) ont contribué à renforcer les exigences en matière environnementale, tandis qu’en France, les dispositifs ESG ainsi que les lois PACTE et ELAN ont favorisé une meilleure prise en compte de ces enjeux et une plus grande transparence des entreprises.

Toutefois, la dimension sociale reste le parent pauvre de ces dispositifs : lorsqu’elle est prise en compte, elle se limite souvent à des indicateurs techniques liés au confort ou à l’accessibilité des bâtiments, sans véritable analyse des effets produits sur les habitants, les usagers, les territoires ou les activités hébergées.

Dans ce contexte, de nombreux acteurs soulignent la nécessité de prolonger les démarches déjà engagées pour l’environnement vers une meilleure évaluation des impacts sociaux.

L’objectif ne serait pas de créer un nouvel outil de mesure, mais plutôt de construire un cadre de référence partagé permettant d’identifier, de qualifier et de valoriser les bonnes pratiques en matière d’immobilier à impact social. Un tel référentiel permettrait notamment de rendre visibles et quantifiables les externalités positives générées par certains projets, afin qu’elles puissent être intégrées dans les bilans financiers et les modèles économiques.

Aujourd’hui, malgré l’existence de nombreuses initiatives innovantes favorisant l’utilité sociale des projets immobiliers, il n’existe pas de cadre commun permettant de comparer leurs résultats ou de les faire reconnaître de manière homogène par les investisseurs. Certains acteurs financiers développent donc leurs propres systèmes d’évaluation, ce qui entretient une forte diversité de méthodes et limite la visibilité de la dimension sociale dans les décisions d’investissement.